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SPPG : réélu, Sékou Jamal Pendessa veut passer des engagements aux résultats

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Le nouveau Bureau national du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) a officiellement pris fonction ce samedi. À sa tête, Sékou Jamal Pendessa entame un nouveau mandat avec une promesse : faire du travail et de la défense des professionnels des médias les principaux marqueurs de son action.

Réélu par les congressistes le 25 juin dernier, le secrétaire général du SPPG a profité de la cérémonie d’installation pour dévoiler les principaux chantiers de son équipe. Liberté de la presse, conditions de travail, protection sociale, formation et dialogue avec les autorités figurent au premier rang des priorités.


Une nouvelle équipe face à de nombreux défis

Dès son entrée en fonction, Sékou Jamal Pendessa a appelé les membres du nouveau Bureau national à garder à l’esprit la nature de leur mission.

« Nous avons été élus pour servir, et non pour être servis », a-t-il lancé, invitant ses collaborateurs à rester proches de la base et des préoccupations quotidiennes des journalistes et techniciens.

Le nouveau mandat est placé sous le thème : « Renforcer l’élan collectif pour le renouveau de la presse guinéenne ». Une ambition qui, selon le responsable syndical, ne peut être portée uniquement par le SPPG.

Autorités publiques, responsables de médias, professionnels du secteur, organisations professionnelles, partenaires et citoyens sont appelés à contribuer à cette dynamique.

La réouverture des médias fermés comme priorité

Le dossier des médias fermés reste l’un des principaux enjeux du nouveau mandat. Le SPPG souhaite une reprise du dialogue avec les autorités afin de trouver une issue à cette situation.

Derrière cette revendication se trouve également une préoccupation sociale : permettre aux nombreux travailleurs affectés par les fermetures de retrouver leur activité et leurs revenus.

Le syndicat maintient par ailleurs la pression pour que les enquêtes relatives aux disparitions de Habib Marouane Camara et Sansy Keita, ainsi qu'à celle du père du journaliste Mamoudou Babila Keita, avancent.

Sékou Jamal Pendessa demande que toute la lumière soit faite sur ces dossiers, estimant que leur traitement est essentiel pour les familles concernées, mais également pour la justice et l’État de droit.

La Convention collective : le dossier qui pourrait changer les relations de travail

Le SPPG entend également accélérer le processus autour de la Convention collective de la presse.

Pour le syndicat, l'enjeu est de parvenir à un cadre plus clair pour les relations entre travailleurs et employeurs des médias, notamment en matière de rémunération, de protection sociale et de conditions de travail.

Le secrétaire général veut toutefois écarter toute perception d’un bras de fer avec les patrons de presse. Le SPPG, affirme-t-il, ne mène pas de campagne contre les entreprises médiatiques.

L’objectif affiché est plutôt de rechercher un compromis permettant aux travailleurs de bénéficier de meilleures garanties sans compromettre l’équilibre économique des entreprises.

La santé des professionnels, un autre front

Les difficultés sanitaires rencontrées par certains journalistes constituent également une source de préoccupation pour le syndicat.

Le recours à des collectes publiques sur les réseaux sociaux pour financer les soins de professionnels malades est notamment dénoncé par le SPPG. Pour l’organisation, un journaliste ne devrait pas être obligé de compter sur la solidarité des internautes pour accéder à des soins.

La mise en place d’un mécanisme national de protection sanitaire destiné aux professionnels des médias devrait donc rester au centre du plaidoyer syndical.

Former davantage pour améliorer la profession

Le SPPG compte également investir dans la formation continue. Journalistes et techniciens devraient bénéficier de nouvelles initiatives destinées à renforcer leurs compétences.

L’utilisation responsable des réseaux sociaux et la moralisation de la profession figurent également dans la feuille de route.

Autre ambition : soutenir davantage le journalisme d’investigation. Le syndicat souhaite identifier des mécanismes de financement permettant aux professionnels de mener des enquêtes approfondies sur les questions d’intérêt public.

Une ligne claire vis-à-vis des autorités

Sur le plan institutionnel, Sékou Jamal Pendessa se veut ouvert au dialogue. Le SPPG entend conserver son statut de partenaire des pouvoirs publics, tout en maintenant son rôle de veille et de défense des libertés.
Pour le secrétaire général, discuter avec les autorités ne signifie pas renoncer aux revendications du syndicat.

Le SPPG entend ainsi privilégier la concertation lorsque celle-ci peut permettre de faire avancer les dossiers, mais promet de rester mobilisé lorsque les droits des journalistes et la liberté de la presse seront menacés.

Cinq ans pour concrétiser les promesses

Le nouveau Bureau national dispose désormais de cinq années pour transformer cette feuille de route en réalisations concrètes.

Sékou Jamal Pendessa reconnaît lui-même l’ampleur de la tâche. « Nous ne promettons pas des miracles. Nous promettons du travail », a-t-il déclaré.

Après cinq années marquées par plusieurs batailles syndicales, le SPPG devra désormais démontrer sa capacité à obtenir des avancées concrètes pour les travailleurs des médias.

Le défi est donc posé : préserver les acquis, renforcer l’unité de la profession et surtout traduire les engagements annoncés lors de l’installation du nouveau Bureau national en résultats tangibles.

Kogno Célestin Sagno pour 224infos


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